Actualités de l’emploi au Maroc (Nov-2023)

Le marché de l’emploi au Maroc est confronté à des défis persistants, malgré une amélioration significative de l’économie du pays au cours des deux dernières décennies. Le revenu par habitant a doublé entre 2000 et 2018, et le taux de pauvreté a été divisé par trois sur la même période. Cependant, la création d’emplois n’a pas suivi le rythme.

Impact de la pandémie de COVID-19

La pandémie de COVID-19 a eu un impact significatif sur le marché du travail au Maroc. Le taux de chômage au niveau national a grimpé de 11,2% à 12,4%, atteignant des pics de 16,3% en milieu urbain et de 5,7% en milieu rural. Les chiffres sont plus inquiétants chez les jeunes de 15 à 24 ans (33,6%), les diplômés (19,2%) et les femmes (17%).

Secteurs touchés

De 2022 à 2023, l’économie nationale a perdu 86.000 postes d’emploi. Cette perte est principalement attribuable à une réduction de 206.000 postes en milieu rural, malgré la création de 121.000 postes en milieu urbain. L’agriculture, la forêt et la pêche ont été les secteurs les plus touchés avec une perte de 266.000 postes. En revanche, les secteurs des services, de l’industrie (y compris l’artisanat) et du BTP ont vu une augmentation de 103.000, 46.000 et 30.000 postes respectivement.

Perspectives d’avenir

Le rapport de la Banque mondiale identifie quatre axes prioritaires pour accroître la création d’emplois et la qualité des emplois et pour élargir la participation au marché du travail. Il est crucial d’améliorer l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Aujourd’hui, environ 30 % des 15-24 ans ne travaillent pas et n’investissent pas dans leur avenir en se formant. Ces jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation (ou « NEET » selon l’acronyme du terme anglais qui décrit ce phénomène) constituent une source d’inquiétude.

En conclusion, le Maroc doit relever plusieurs défis pour améliorer son marché de l’emploi. Il est essentiel de mettre en place des politiques efficaces pour stimuler la création d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes, et pour soutenir les secteurs les plus touchés par la pandémie de COVID-19.